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Tech Trash : la newsletter qui ose se moquer des start-up !

Chaque mercredi depuis deux ans, la newsletter satirique Tech Trash pointe les petits travers de l’univers des start-up en France. « Bête et méchante » selon ses auteurs, elle tente de détendre un secteur qui aurait tendance à se prendre un peu trop au sérieux.

L’univers de la tech manque de second degré. Les créateurs de la newsletter satirique « Tech Trash » en sont convaincus, tout comme ceux qui y sont abonnés. C’est le cas de Julie Jouvencel, co-dirigeante de la start-up de formation Coding Days, qui chaque mercredi se tord de rire, avoue-t-elle à L’ADN. La dirigeante a un faible pour « la bullshit-quote du jour » qui reprend le vocabulaire parfois obscur propre au secteur.

Prenez votre respiration, voici celui de la newsletter 81 : « Si j’ai des leads qui arrivent générés par la data, donc calculés, ou par le digital, parce qu’il y a des intentions d’achat que j’ai détectées sur le numérique… Il faut que je réinvente une forme d’agilité dans mon modèle de management de mes leads commerciaux ».  Ou un peu plus simple : « Soyez une start-up, ou vous serez disrupté », une pépite de Laurence Lafont, responsable chez Microsoft France, dans un entretien pour VivaTech, reprise dans la newsletter Tech Trash volume 77.

« Tout le monde se prend très au sérieux »

« À part Tech Trash, il n’y a pas de second degré dans la tech, tranche Julie Jouvencel. Tout le monde se prend très au sérieux. » Un avis partagé donc par les fondateurs de ce rendez-vous hebdomadaire, qui tiennent à rester anonymes. Lancée en 2017, la newsletter réunit aujourd’hui 25 000 abonnés. « Environ 75% de nos lecteurs travaillent de près ou de loin dans le monde de la tech : start-up, incubateurs, entrepreneurs, directions innovation de grands groupes, etc. », indique l’équipe de Tech Trash à L’ADN.  

Comment la French Tech en est arrivée là ? Selon les auteurs, qui sont tous issus de l’univers des start-up, c’est la faute aux Américains qui sont dépourvus de second degré. Inspirés par ce modèle, les startuppeurs français auraient repris le « blabla motivationnel » et « tout le verbiage qui sonne pas trop mal en anglais mais qui devient rapidement très ridicule en français ».

Les adeptes de la newsletter se régalent aussi du talent pour le storytelling des startuppeurs, parfois à la limite de l’arnaque. Sous prétexte d’en mettre plein la vue sur leurs innovations, les entrepreneurs « se mettent à raconter vraiment n’importe quoi », tranchent les auteurs. Avec parfois à la clé, des levées de fonds de plusieurs millions pour une nouveauté « pas vraiment utile, sans aucune valeur éthique ni environnementale ».

Elon Musk,  « le Cyril Hanouna de la tech »

Mais les choses changent. L’admiration presque aveugle pour la Silicon Valley tend à se dissiper et les critiques envers les GAFA s’expriment de plus en plus. Elon Musk, le patron de Tesla, en fait les frais.

« Aujourd’hui, on a quand même compris que, tout génie qu’il était, c’était aussi un mégalomane qui ne peut pas s’empêcher de raconter n’importe quoi pour faire le buzz. C’est un peu le Cyril Hanouna de la tech en quelque sorte – pour le côté buzz bien sûr », s’amusent les auteurs de Tech Trash.

Derrière l’objectif assumé de ne pas se prendre au sérieux, Tech Trash espère aussi encourager ses lecteurs à prendre un peu de recul sur un secteur en plein boom où tout va très vite. Et, c’est bien connu, le rire reste un moyen particulièrement efficace pour faire passer un message.

Clem'

Clem'

Digital Brand Manager @ChooseYourBoss

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